Une scène suspendue entre le rêve et la fatalité. J'ai voulu capturer l'illusion du contrôle et la fragilité de la liberté.
En haut, dans cette obscurité mouvante, j'ai placé les maîtres du jeu. Des mains grotesques, bleues et roses, tirent des ficelles invisibles. Les visages allongés, aux yeux perçants et aux nez disproportionnés, nous observent. J'ai donné à l'un un bonnet à carreaux rouges et un ruban rose, comme un fou du roi devenu bourreau du destin. Leurs longs doigts manipulent, manipulent sans fin.
Je vous invite à descendre sur cette scène écarlate. Voyez ma petite danseuse. Elle n'est plus libre de ses mouvements. Elle est suspendue, prisonnière d'une fine cordelette. Ses bras sont levés vers le ciel en un geste d'adieu ou de supplication désespérée. Elle semble danser sur le dos d'une blanche jument, une créature de rêve et de liberté qui, elle aussi, est prisonnière de la même corde.
En bas, tout en bas, se dresse ma petite ville miniature, avec ses toits roses et rouges, comme un décor de théâtre oublié. C'est le monde réel, inaccessible, que l'on ne peut qu'entrevoir depuis cette scène de marionnettes.
C'est ma vision du grotesque onirique. Un monde où l'on est toujours suspendu entre le rêve et la réalité, contrôlé par des forces qui nous dépassent.
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5 500,00 €Prix
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